Photos de basilou

Photos prises avec le Sony DSC-V1 et le canon 20D

14 février 2007

On pactise ?

Lu sur Combat pour l'Elysée

Lors d'une émission de télé diffusée dimanche je demandais au publiciste Thierry Saussez où étaient passées la rupture et la France d'après de son candidat Nicolas Sarkozy. Il me répondit en substance: c'était là le discours du président de l'UMP, maintenant qu'il est candidat, il a un autre discours. Ah bon! Les mots sont donc si peu importants qu'on puisse ainsi les changer, les révoquer, les jeter?

         

Le moins qu'on puisse dire de Ségolène Royal est qu'elle reste pour sa part fidèle à ses mots, ou du moins à certains d'entre eux. Elle parle en effet depuis plus d'un an d'ordre juste et elle a promis hier un ordre économique et social juste, un ordre international juste, pour finalement mettre sa campagne sous le thème général suivant: Plus juste la France sera plus forte. Sur le plan rhétorique, elle a par ailleurs réussi à intégrer dans son discours la pratique que certains lui avaient reprochée, jouant sur le vous et le je: vous m'avez dit (durant les débats participatifs), j'ai entendu, je ferai..., créant ainsi une dialectique qui donnait l'impression d'une cohérence dans sa démarche.

         

En revanche elle a été moins originale avec un autre mot très utilisé hier, le mot pacte. Car ici, contrairement à l' ordre juste, elle n'est pas seule. Nicolas Hulot l'avait déjà utilisé pour son pacte écologique, et Nicolas Sarkozy a parlé hier de pacte républicain. Ségolène Royal a pour sa part évoqué successivement dans son discours un pacte présidentiel, un pacte d'honneur, un pacte de confiance, bref le pacte (d'honneur ou pas) est à l'honneur, ils veulent tous en signer un. Un pacte est une convention entre deux ou plusieurs parties, une promesse mutuelle, et bien sûr ni Royal ni Sarkozy ne veulent pactiser entre eux (on ne pactise pas avec le diable), ils veulent pactiser avec nous, nous proposer un contrat en quelque sorte. Qu'ils se retrouvent tous les deux sur le même mot est intéressant, mais il reste à voir si, derrière ce même signifiant, il mettent le même signifié.A suivre...

         

Mais, pour revenir au discours de Ségolène Royal, il reste qu'au delà de cet ordre juste et de ce pacte, les mots qu'elle a le plus utilisés sont jeune, jeunesse, famille et école. Et là, elle est plus originale, même si cela frappe moins.

Louis-Jean Calvet

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30 janvier 2007

Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l’opinion publique et de la société

Par anonyme, sur infokiosque.net

|1| La stratégie de la diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. “Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux.” (extrait de “Armes silencieuses pour guerres tranquilles”)

|2| Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée “problème-réaction-solution”. On crée d’abord un problème, une “situation” prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

|3| La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en “dégradé”, sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

|4| La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme “douloureuse mais nécessaire”, en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que “tout ira mieux demain” et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

|5| S’adresser au public comme à des enfants en bas-age

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l’Euro (”les jours euro”). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? “Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans.” (cf. “Armes silencieuses pour guerres tranquilles”)

|6| Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

|7| Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. “La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.” (cf. “Armes silencieuses pour guerres tranquilles”)

|8| Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver “cool” le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

|9| Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

|10| Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le “système” est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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15 novembre 2006

Une commission parlementaire américaine : 237 mensonges officiels

Le 16 mars 2004, un rapport de la Chambre des représentants préparé par le démocrate Henry Waxman dresse l’inventaire des exagérations, approximations et mensonges dont l’administration Bush s’est rendue coupable afin de favoriser l’invasion de l’Irak. A l’époque, M. Colin Powell était secrétaire d’Etat. La conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice lui succède en janvier 2005.

Nombre de déclarations trompeuses [misleading statements] :

« Notre banque de données a recensé 237 déclarations trompeuses faites par le président Bush, le vice-président Cheney, le secrétaire [à la défense] Rumsfeld, le secrétaire [d’Etat] Powell, la conseillère pour la sécurité Rice. Ces déclarations ont été faites au cours de 40 discours, 26 conférences de presse, 53 entretiens, 4 déclarations écrites, et 2 dépositions devant le Congrès. La plupart des déclarations étaient trompeuses parce qu’elles exprimaient une certitude là où il n’en existait aucune, ou omettaient de mentionner les doutes des services de renseignement. Mais 10 de ces déclarations étaient purement et simplement fausses. »

Calendrier de ces déclarations :

« Les premières ont été faites  au moins un an avant le déclenchement des hostilités en Irak [mars 2003], quand le vice-président Cheney a déclaré, le 17 mars 2002 : “Nous savons qu’ils ont des armes chimiques et bactériologiques.” Les déclarations trompeuses de l’administration ont continué jusqu’au 22 janvier 2004, quand le vice-président Cheney a insisté : “Les preuves sont écrasantes d’un lien entre Al-Qaida et le gouvernement irakien.” La plupart de ces déclarations – 161 – ont précédé la guerre. Mais 76 d’entre elles furent faites par les 5 responsables précités après le déclenchement de la guerre afin de justifier la décision prise.

La période de trente jours durant laquelle le plus grand nombre de déclarations trompeuses ont été prononcées se situe avant le vote du Congrès, les 10 et 11 octobre 2002, autorisant le recours à la force. Entre le 8 septembre et le 8 octobre 2002, les 5 officiels firent 64 déclarations trompeuses lors de 16 apparitions publiques. Pendant les deux mois précédant le début de la guerre, entre le 19 janvier et le 19 mars 2003, les 5 fficiels firent 48 déclarations trompeuses au cours de 26 apparitions publiques. »

Thèmes de ces déclarations :

« Les 237 déclarations trompeuses peuvent être divisées en 4 groupes. Les 5 dirigeants ont fait 11 déclarations prétendant que l’Irak représentait une menace à traiter d’urgence ; 81 exagéraient ses capacités nucléaires ; 84 surévaluaient son arsenal chimique et biologique ; et 61 caractérisaient de façon inexacte [misrepresented] ses liens  avec Al-Qaida. »

Le président Bush :

« Entre le 12 septembre 2002 et le 17 juillet 2003, le président Bush a fait 55 déclarations trompeuses relatives à la menace représentée par l’Irak au cours de 27 apparitions publiques distinctes. Le 7 octobre 2002, trois jours avant le vote du Congrès sur la résolution relative à la guerre en Irak, le président Bush a prononcé un discours à Cincinnati (Ohio), comprenant 11 déclarations trompeuses, le total le plus important des 5 dirigeants en un seul discours. »

La conseillère Condoleezza Rice :

« Entre le 8 septembre 2002 et le 28 septembre 2003, la conseillère pour la sécurité nationale a fait 29 déclarations trompeuses relatives à la menace représentée par l’Irak au cours de 16 apparitions publiques. Bien que Mme Rice ait fait le moins d’apparitions publiques et ait prononcé le moins de déclarations trompeuses, c’est elle qui a fait le plus de déclarations mensongères – 8. »

Quelques propos  cités dans le rapport :

M. Cheney, 17 mars 2002 :

« Nous savons que les Irakiens disposent d’armes biologiques  et chimiques. (...) Et nous avons  des raisons de penser qu’ils cherchent  à acquérir des armes nucléaires. » (Maison Blanche, conférence de presse du vice-président Cheney et du prince héritier de Bahreïn.)

M. Rumsfeld, 14 novembre 2002 :

« Maintenant, projetez-vous dans un an, une semaine ou un mois, et imaginez que Saddam Hussein prenne ses armes de destruction massive et les transmette à Al-Qaida et que, d’une manière ou d’une autre, Al-Qaida lance une attaque contre les Etats-Unis ou contre des forces américaines stationnées à l’étranger. Alors, on ne parlerait plus de 300 morts, ou même de 3 000 morts, mais de 30 000 ou de 100 000. » (Entretien en direct avec Infinity  CBS Radio.)

M. Bush, 28 janvier 2003 :

« Les informations venues de nos services de renseignement, les communications secrètes et les déclarations faites par des personnes en détention révèlent que Saddam Hussein aide et protège les terroristes, y compris ceux d’Al-Qaida. En secret et sans laisser ses empreintes digitales, il pourrait fournir une de ses armes cachées aux terroristes, ou leur permettre de produire les leurs. » (Discours  sur l’état de l’Union.)

Source : Le monde diplomatique

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16 octobre 2006

SUZILENE, 18 ANS, EXPULSEE PAR CHARTER SECRET

Suzilène, lycéenne Capverdienne de 18 ans et demi, élève du LP Valmy à Colombes (92) a été expulsée hier, 12 octobre, au bout de douze jours de rétention.

Dans cette affaire, le ministère de l’Intérieur a donné toute sa mesure. D’abord en arrachant à sa mère et à son petit frère une toute jeune majeure et en l’exilant dans un pays où elle n’a plus d’autre attache que sa grand-mère de 83 ans.

Ensuite en maniant l’insinuation et la calomnie comme le font systématiquement, dès qu’il y a mobilisation  le cabinet du ministre et les préfets sous l’égide de Monsieur Sarkozy. Suzilène a, en effet, été présentée comme une « délinquante », ce qu’elle n’est pas, ses enseignants et ses camarades en témoignent. Ce dont on l’accuse est du domaine de l’intime et ne mérite certainement pas le bannissement ni n’autorise les préfets, et les bien pensant qui entourent le ministre, à faire les poubelles, à porter atteinte à la vie privée d’une gamine de 18 ans et à colporter des ragots.

De la même façon, sous la houlette de M. Sarkozy, la police prend des habitudes de police secrète : les retenus disparaissent, ignorant le lieu où ils sont conduits, celui où ils se trouvent. Au contraire, de fausses informations destinées à égarer ceux qui les soutiennent leur sont communiquées. C’est ainsi qu’il a été dit à Suzilène qui l’a répété au téléphone à l’un de ses enseignants, qu’elle atterrirait à Lisbonne à 18h20 : c’était orienter délibérément sur une fausse piste les élèves et les professeurs désireux de la soutenir. De fait, plusieurs dizaines d’entre eux, des syndicalistes d’Air France, le sénateur Jean Desessard se sont retrouvés à Orly-Ouest pour manifester pendant deux heures et interpeller les passagers du vol de 17h10 à destination de Lisbonne. Suzilène n’était pas à bord mais son expulsion ne s’est pas faite sans tapage.

 En fait, selon les policiers présents à Orly, elle aurait été expulsée à 14h30 sur un avion militaire, en compagnie d’autres expulsés. Un charter secret !

Enfin, alors même que Suzilène est au Cap-Vert d’où elle a téléphoné à sa mère, le ministère de l’Intérieur continue de mentir en faisant répondre par ses employés (certains de bonne foi) à ceux qui l’interpellent que la décision d’expulsion n’a pas encore été prise et que des réunions se tiennent à ce sujet.

Cela étant, il n’est pas dit, loin de là, que le ministre de la Chasse à l’enfant ait gagné la partie. Le lycée Valmy reste plus que jamais en grève. Une réunion intersyndicale est prévue le 13 dans l’après-midi pour mettre en place l’extension de la mobilisation. Il est, en effet, inenvisageable que des élèves soient expulsés. M. Sarkozy vient de montrer qu’il ne recule devant rien pour braconner quelques voix à l’extrême-droite. La seule protection qui vaille maintenant pour les élèves et les parents menacés est leur régularisation immédiate et sans condition. N’en déplaise au gouvernement !

Communiqué du Réseau Education Sans Frontières

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15 octobre 2006

Le droit de tuer par l’amiante... au nom de la liberté du commerce

Alors que l’amiante Chrysotile représente 94% du marché mondial actuel 
de l’amiante, ce cancérogène restera hors de la liste des substances
toxiques de la convention de Rotterdam pendant au moins deux années
supplémentaires. Dans le cadre des négociations menées depuis le début de la
semaine aux Nations-Unies à Genève, le Canada, appuyé par le
Kirghizstan, l’Ukraine et l’Inde en a bloqué l’inscription, en invoquant la
liberté du commerce.

La convention de Rotterdam a pour but d’obliger les exportateurs de
produits toxiques à informer l’Etat importateur de la toxicité de ses
produits et d’obtenir le consentement de cet Etat avant importation. Le
blocage organisé par le Canada pour empêcher l’inscription du chrysotile
dans la liste des produits couverts par la convention de Rotterdam
signifie que le lobby international de l’amiante, en particulier les
producteurs d’amiante-ciment, exigent de ne pas avoir à fournir d’information
sur la toxicité des produits à base d’amiante qu’ils répandent dans les
pays pauvres.

Les associations et syndicats présents à Genève dénoncent le cynisme du
gouvernement canadien, bien placé pourtant pour connaître les
conséquences dramatiques de l’amiante chrysotile : dans la région minière de
Thetford Mine au Québec, le taux de cancer de la plèvre (mésothéliome)
chez les femmes vivant sous le vent des poussières d’amiante des mines
voisines est le plus élevé du monde.

Selon Laurie Kazan-Allen du Secrétariat International Ban Asbestos
(www.ibas.btintrnet.co.uk), « au moins 200.000 ouvriers seront tués par les
maladies liées à l’amiante avant que la proposition d’inscrire le
Chrysotile dans la liste de la convention de Rotterdam puisse être à nouveau
examinée ».

Pour Annie Thébaud-Mony, porte-parole de Ban Asbestos-France, « les
dirigeants du lobby international de l’amiante qui dominent le marché
planétaire de l’amiante-ciment sont pénalement responsables de la mort de
millions de personnes dans le monde. Ils devraient comparaître devant un
tribunal pénal international pour crimes contre l’humanité. Tel est
l’enjeu des luttes à venir, pour les mouvement sociaux de lutte contre
l’amiante, au nom du droit le plus fondamental, le droit à la vie ».

Source : http://hns-info.net/article.php3?id_article=9464

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13 octobre 2006

Bayer est responsable d'une contamination mondiale du riz par son riz transgénique

D'après les résultats de tests réalisés par Greenpeace, du riz vendu au 
Moyen-Orient a également été contaminé par le riz génétiquement modifié
de Bayer, non autorisé et provenant de champs expérimentaux aux
Etats-Unis 1. Cette contamination par le riz de Bayer, déjà prouvée dans
l'Union européenne, risque d'avoir de sérieuses implications commerciales
car le Moyen Orient est le deuxième importateur mondial de riz américain
et un ré exportateur alimentaire majeur vers l'Asie.

Aujourd'hui, les militants de Greenpeace ont symboliquement offert des
bols de riz ornés de points d'interrogation aux ministres de
l'Agriculture qui assistent au Congrès international du Riz (CIR) à New Delhi.
Les militants demandent que soient immédiatement prises des mesures pour
contenir la contamination de la denrée alimentaire la plus importée au
monde.
Les ministres de l'Agriculture de huit pays 2 participent à ce CIR dans
le but d'établir l'agenda de la production et des exportations de riz
pour les cinq prochaines années. AU programme des débats : les enjeux
commerciaux, les innovations scientifiques et des solutions durables pour
la production de riz. Ironie du sort ? Bayer et Monsanto, les deux
entreprises les plus pro-OGM, sponsorisent ce congrès et se mettent ainsi
en position d'influencer l'agenda à leur avantage, alors même que la
contamination du riz américain par du riz OGM de Bayer a déjà été
découverte dans treize pays et a résulté dans des restrictions d'importations
depuis les États-Unis.

« Le riz contaminé au Moyen Orient est un nouveau sale coup pour
l'industrie américaine du riz, déjà affectée par des rappels de produits, des
exigences d'analyses, des restrictions d'importations et des
annulations de commandes de nombreux pays, déclare Divya Raghunandan, de
Greenpeace Inde, présente au Congrès. Cette contamination du riz américain
prouve que tout pays qui autorise la culture d'OGM, même à titre
expérimental, expose ses agriculteurs et négociants de produits agricoles à un
désastre économique et écologique. La seule solution est leur
interdiction. »

Greenpeace réclame que les gouvernements adoptent un plan d'action
clair qui permette d'éviter de nouveaux scandales de contamination
génétique et qui rende Bayer responsable pour les produits contaminés. «
L'étendue de cette contamination génétique réclame une réponse urgente. Ce
riz et ses produits dérivés peuvent être dans les rayons des supermarchés
n'importe où dans le monde, prévient Arnaud Apoteker, de Greenpeace
France. Nous demandons aux ministres de l'Agriculture de commander
immédiatement des analyses complètes de tous les produits qui auraient pu être
exposés à la contamination par du riz OGM, et d'imposer des contrôles
stricts sur toutes les importations provenant de pays cultivant
expérimentalement du riz OGM. Il faut une approche coordonnée mondialement pour
assurer que les citoyens, partout dans le monde, sont protégés de la
contamination génétique. »

1  Détails des produits testés : à Dubai (Emirats Arabes Unis) : Uncle
Ben's long grain rice (supermarché Géant), Riceland Chef-way, preboiled
rice (Carrefour), Riceland preboiled rice (Géant). A Salmiva (Koweit) :
American rice INC parboiled rice (magasins City Center)

2  Chine, Indonésie, Inde, Laos, Népal, Philippines, Thaïlande, Vietnam

Source :
http://www.greenpeace.org/france/news/greenpeace-
prouve-que-bayer-es

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10 octobre 2006

1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté

1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté

Par Emmanuel Terray

La répression de l’immigration illégale telle qu’elle est conduite par le Ministre de l’Intérieur et les divers procédés qu’elle met en oeuvre -opérations « coup de poing » dans les quartiers habités par les migrants, contrôles au faciès, interpellation des enfants dans les écoles, convocations-pièges au guichet des préfectures- évoquent inévitablement, aux yeux de certains de nos concitoyens, les années noires de 1940-1944 et le sombre souvenir des persécutions antisémites.

Bien entendu, sitôt que ce parallèle est explicitement énoncé, les protestations fusent pour souligner son caractère incongru. Les deux situations n’auraient, assure-t-on, rien de comparable, et leur seul rapprochement serait une insulte à la mémoire des victimes de l’extermination.

Voire... Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu’on cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu’elles tiennent presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement présents et actifs en 1942, ils ont -fort heureusement- disparu en 2006. En revanche, si l’on considère le comportement des autorités françaises, les similitudes sont manifestes.

En premier lieu, la présence de certaines personnes sur notre sol est constituée en « problème », et tous les esprits « raisonnables » s’accordent pour estimer que ce problème exige une solution. En 1940, une large fraction de l’opinion, débordant de très loin les frontières de l’extrême-droite, reconnaissait la réalité d’une « question juive » en France, même si des divergences profondes existaient quant aux réponses à lui apporter. De même, de la droite à la gauche, nos dirigeants proclament d’une même voix que l’immigration illégale met en péril nos équilibres sociaux et notre identité, et qu’il faut donc la refouler, les désaccords ne portant que sur la méthode.

En second lieu, les solutions envisagées passent toutes par l’expulsion partielle ou totale des personnes jugées indésirables. En 1942, cette expulsion prend la forme d’une livraison aux autorités occupantes. En 2006, les intéressés sont renvoyés dans des pays dont certains sont soumis à des dictatures impitoyables, dont d’autres sont ravagés par la guerre civile, dont tous sont marqués par le sous-développement, le sous-emploi et la pauvreté. Bien entendu, le résultat final est infiniment moins tragique aujourd’hui qu’hier, mais ce qui est caractéristique, c’est que, dans les deux cas, l’administration française se désintéresse entièrement de ce résultat : littéralement, ce n’est plus son affaire. On a soutenu qu’en 1942 les autorités françaises ignoraient le sort réservé aux Juifs par les nazis : peut-être, mais leur ignorance même était le résultat d’une décision réfléchie : elles ne voulaient pas le savoir. Il en est exactement de même aujourd’hui : ce qui compte pour le gouvernement, c’est de se débarrasser des hommes, des femmes et des enfants concernés ; sitôt la frontière franchie, il ne s’estime plus responsable de rien et les abandonne à leur destin en toute indifférence.


La suite sur Samizdat

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19 mai 2006

Rien ne va plus au MAE

Trouvé sur le site de la CFDT MAE

    16 mai 2006                          

    Le     Conseil d’Etat donne raison à la CFDT-MAE.                         

    SCOOP : la Ministre des affaires étrangères de Géorgie n’était pas un coopérant français !


Saisi par notre syndicat en août 2004, le Conseil  d’Etat vient d’annuler le contrat d’assistant technique dont bénéficiait la Ministre des Affaires étrangères de Géorgie, conseillère des affaires étrangères, ex-ambassadeur de France en Géorgie : l’exercice de fonctions ministérielles ne saurait être regardé comme l’accomplissement d’une mission de coopération au sens de la loi du 13 juillet 1972.

 
Rappelons que les ministres du Budget et des Affaires étrangères avaient trouvé, après des mois de cogitation, cet artifice du contrat d’assistant technique pour continuer à rémunérer comme diplomate française la ministre d’un Etat étranger.


Rappelons aussi que la CFDT-MAE a été le seul syndicat à réagir et à s’indigner de ce qu’un ambassadeur de France glisse de ses fonctions de chef de poste en Géorgie à celles de Ministre des Affaires étrangères de ce même pays, comme s’il s’agissait d’un banal changement d’affectation, et continue d’être considérée comme diplomate française en activité, rémunérée par le Département, alors qu’elle exerçait des fonctions touchant à la souveraineté, dans un gouvernement étranger.


Devant l’administration qui a tout d’abord rechigné à donner des informations, et notamment en commission administrative paritaire, dans la presse (article dans Le Monde, le 18 mai 2004) dont la cécité dans cette affaire mérite d’être relevée, et enfin devant le Conseil d’Etat, la CFDT-MAE a rappelé les règles qui s’appliquent à tout fonctionnaire et à tout diplomate.

La CFDT-MAE regrette cependant que le Conseil d’Etat, arguant du fait que l’intéressée n’est plus ministre depuis octobre 2005, n’ait pas jugé utile de répondre aux autres questions de  fond posées par ce cas d’espèce, à savoir quelles sont les activités autorisées dans un pays étranger à un diplomate français en activité ou en disponibilité :


- un diplomate nommé ambassadeur dans un pays et qui à ce titre a reçu toutes instructions concernant la stratégie française à l’égard de cet Etat, peut-il devenir sans transition ministre des affaires étrangères de ce pays (sans même démissionner de la diplomatie française) pour       défendre, non plus les intérêts français, mais ceux de l’Etat auprès duquel il était accrédité ?


- un diplomate en disponibilité peut-il exercer des activités politiques (dans l’opposition ou pas) dans un pays étranger, et notamment dans l’Etat où il était accrédité ?

 Il aurait été bon que les réponses à ces questions, qui relèvent de la déontologie du métier de diplomate, soient clairement énoncées par la plus haute juridiction administrative, même si chacun de nous, au fond de lui même, les connaît.


Source : CFDT MAE


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15 mai 2006

Communiqué "Désobéir pour une Véritable Exception Pédagogique en France"

Lors du vote par le Sénat le 11 mai du projet de loi DADVSI, une 
Exception enseignement-recherche a
été promulguée par les sénateurs.

"Création d'une nouvelle exception en faveur de l'enseignement et de la
recherche. Celle-ci autorise la représentation ou la reproduction de
courtes œuvres ou d'extraits d'œuvres à des fins exclusives
d'illustration ou d'analyse dans le cadre de l'enseignement et de la
recherche, sous réserve que le public auquel elles sont destinées soit
strictement circonscrit à un cercle majoritairement composé d'élèves,
d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs directement concernés.
Cette exception entrera en vigueur le 1er janvier 2009, à l'expiration
des récents accords passés entre le ministère de l'éducation nationale
et les ayants droit.
Elle sera compensée par une rémunération négociée sur une base
forfaitaire, nonobstant la cession du droit de reproduction par
reprographie mentionnée à l'article L. 122-10 (AF/CULT)."

Cette Exception s'avère encore trop limitée et limitative.

D'une part, les usages de sons, textes et images n'ont pas à être
définis au préalable en termes "d'illustration" ni même "à fins
d'analyse".

D'autre part, les unités d'illustration ou d'analyse peuvent être plus
ou moins longues en fonction des besoins pédagogiques et de recherche
que les enseignants jugent pertinents et leur durée ne peut, encore une
fois, nous être imposée.

Enfin, et c'est le plus grave, jusqu'au 1er janvier 2009, les Accords
sectoriels sont applicables et entrent en contradiction avec les
dispositions votées par la loi DADVSI et sa philosophie même. Pour
rappel, ces accords stipulent un usage strict en termes
"d'illustration"
là où la loi votée par le Sénat autorise aussi les "fins d'analyse".

Nous répétons que films, musiques, oeuvres littéraires, en tout ou
partie, si on les considère comme des oeuvres devant être "protégées"
par le droit d'auteur - et n'est pas ce pas la philosophie profondement défensive
de la loi DADVSI ?- doivent être étudiées pour elles-mêmes et non comme des
illustrations d'on ne ne sait quoi d'ailleurs.

En l'état, nous ne pouvons que nous résoudre à poursuivre nos actions
de désobéissance civile à ces accords et à cette loi si d'aventure elle
s'appplique car il nous importe, suivant notre mission de service
public d'enseignement et de recherche, de former des spectateurs, des publics
de ces "oeuvres" que le projet de loi DADVSI est censé "protéger"
et ce au délà du cercle restreint à nos étudiants et collègues.


Pour signer l'Appel à la Désobéissance Civile contre les Accords
Sectoriels et la loi DADVSI :

http://exception.politechnicart.net/

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Greenpeace pointe l'impact des substances chimiques sur la reproduction

Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le sexe : Greenpeace pointe l'impact des substances chimiques sur la reproduction


      Paris, France — 02/05/2006 - Diminution de la qualité du sperme, augmentation des cas de stérilité, anomalies génitales chez les bébés… Autant de phénomènes liés à notre reproduction et qui pourraient résulter de notre exposition aux substances chimiques industrielles utilisées dans les parfums, les tapis, les équipements électroniques et autres biens de consommation courante. Tel est le constat que dresse Greenpeace dans le rapport Attention fragile : reproduction et exposition chimique, publié ce jour.

       

Ce rapport fait l'inventaire de nombreuses études scientifiques parues ces dernières années pour dresser un inquiétant état des lieux de la reproduction humaine. En cinquante ans, les analyses de sperme révèlent une diminution de 50% du nombre de spermatozoïdes actifs. Depuis 1960, le nombre de couples stériles a plus que doublé dans les pays industrialisés, tandis que les cancers des testicules se multiplient. Dans de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Suède, Allemagne, Norvège, Japon, Amérique latine, Pays-Bas et Danemark), le ratio de natalité garçons/ filles, traditionnellement légèrement favorable aux garçons, s'est inversé. Et à la naissance, les petits garçons connaissent de plus en plus de défauts du système reproducteur. "Un faisceau de preuves scientifiques concordantes permet de lier l'exposition aux substances chimiques industrielles et les perturbations de notre système reproductif, analyse l'un des auteurs du rapport, le Docteur David Santillo, de l'unité scientifique de Greenpeace International. Greenpeace demande que toute substance chimique susceptible de constituer une menace pour l'homme soit retirée du marché quand des alternatives plus sûres existent." Alkylphénols, phtalates, retardateurs de flamme bromés, bisphénol-A, muscs artificiels... Ces substances chimiques, citées dans le rapport, ne constituent qu'une petite partie du problème. Dans leur grande majorité, les molécules présentes dans les biens de consommation courante n'ont jamais été testées et leurs impacts sur la santé humaine et l'environnement n'ont jamais été évalués.

La réglementation REACH, en cours d'élaboration au niveau de l'Union européenne (UE), devrait apporter une évaluation et un contrôle plus stricts de la production et de l'utilisation de ces substances chimiques dangereuses. L'année dernière, durant la première lecture de ce texte, le lobbying particulièrement agressif de la part de nombreux industriels de la chimie a réussi à affaiblir la portée de la future réforme. La seconde lecture de REACH et son vote définitif par les gouvernements de l'UE et les membres du Parlement européen sont prévus pour cet automne.

Si elle est votée en l'état, la réglementation REACH risque de continuer à autoriser l'utilisation de substances dangereuses pour notre système hormonal et nos organes sexuels, au lieu de protéger la santé des citoyens d'Europe et l'environnement. "De nombreux individus et couples voient leur vie affectée par des problèmes de reproduction, rappelle Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France. L'UE ne peut fermer les yeux face à un problème grandissant et pour lequel une solution existe ! Quels arguments pourraient justifier qu'on laisse les industriels incorporer dans leurs produits des toxiques susceptibles d'entraver le développement in utero d'un bébé ?"

Source : Greenpeace

Version complete du rapport (en anglais)

Posté par basilou à 14:06 - Rien ne va plus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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