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14 février 2007

On pactise ?

Lu sur Combat pour l'Elysée

Lors d'une émission de télé diffusée dimanche je demandais au publiciste Thierry Saussez où étaient passées la rupture et la France d'après de son candidat Nicolas Sarkozy. Il me répondit en substance: c'était là le discours du président de l'UMP, maintenant qu'il est candidat, il a un autre discours. Ah bon! Les mots sont donc si peu importants qu'on puisse ainsi les changer, les révoquer, les jeter?

         

Le moins qu'on puisse dire de Ségolène Royal est qu'elle reste pour sa part fidèle à ses mots, ou du moins à certains d'entre eux. Elle parle en effet depuis plus d'un an d'ordre juste et elle a promis hier un ordre économique et social juste, un ordre international juste, pour finalement mettre sa campagne sous le thème général suivant: Plus juste la France sera plus forte. Sur le plan rhétorique, elle a par ailleurs réussi à intégrer dans son discours la pratique que certains lui avaient reprochée, jouant sur le vous et le je: vous m'avez dit (durant les débats participatifs), j'ai entendu, je ferai..., créant ainsi une dialectique qui donnait l'impression d'une cohérence dans sa démarche.

         

En revanche elle a été moins originale avec un autre mot très utilisé hier, le mot pacte. Car ici, contrairement à l' ordre juste, elle n'est pas seule. Nicolas Hulot l'avait déjà utilisé pour son pacte écologique, et Nicolas Sarkozy a parlé hier de pacte républicain. Ségolène Royal a pour sa part évoqué successivement dans son discours un pacte présidentiel, un pacte d'honneur, un pacte de confiance, bref le pacte (d'honneur ou pas) est à l'honneur, ils veulent tous en signer un. Un pacte est une convention entre deux ou plusieurs parties, une promesse mutuelle, et bien sûr ni Royal ni Sarkozy ne veulent pactiser entre eux (on ne pactise pas avec le diable), ils veulent pactiser avec nous, nous proposer un contrat en quelque sorte. Qu'ils se retrouvent tous les deux sur le même mot est intéressant, mais il reste à voir si, derrière ce même signifiant, il mettent le même signifié.A suivre...

         

Mais, pour revenir au discours de Ségolène Royal, il reste qu'au delà de cet ordre juste et de ce pacte, les mots qu'elle a le plus utilisés sont jeune, jeunesse, famille et école. Et là, elle est plus originale, même si cela frappe moins.

Louis-Jean Calvet

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07 février 2007

L'abstentionnisme, un acte politique

7 février 2007

Ne pas passer par les urnes, c’est s’inscrire dans une critique radicale de toutes les formes de pouvoirs.

Par Pierre Bance directeur de la publication de Droit et Société.

Libération, mercredi 7 février 2007

Peu importe que le président de la République soit de droite ou de gauche. Pour résister à l’hégémonie néolibérale, l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter. Lutter contre le pouvoir, quel qu’il soit, car il corrompt les mieux intentionnés. Lutter pour l’émergence d’une société plus juste, plus libre et, pourquoi pas, égalitaire. Toutes les expériences socialistes de gouvernement, en France et ailleurs, sont des échecs au regard du socialisme. Ne parlons pas des dérives du communisme d’Etat. Quant à la gauche antilibérale, elle a montré combien les stratégies électoralistes sont destructrices de l’action collective.

Alors, faut-il rêver de prendre le pouvoir ou agir pour le rendre inutile , plutôt que de nous trouver en situation d’incapables majeurs pour avoir délégué notre autonomie de décision à un président, un député, un maire ? Tous incontrôlables et incontrôlés, utilisons nos intelligences et nos compétences multiples pour organiser les luttes économiques et sociales. «Agir au lieu d’élire» est un slogan qui fait son chemin partout dans le monde. Qui ne l’a compris, ici, avec la révolte contre le CPE menée par une foule certes peu structurée mais autonome et déterminée, derrière laquelle couraient politiciens et bureaucrates, toujours prêts à récupérer le mouvement, à négocier en son nom !

Au-delà de l’action au quotidien, par l’éducation, par la formation, par un fonctionnement et une pratique antiautoritaires, par une discipline collectivement voulue et respectée, le mouvement social organisé préparera une société sans exploitation qui remplacera, par la démocratie directe, la démocratie représentative ou sa doublure, la démocratie participative.

L’abstention politique n’a donc rien à voir avec la  «démocratie impolitique» décrite par Pierre Rosanvallon. Pour beaucoup d’abstentionnistes, leur prise de position n’est pas une simple protestation mais s’inscrit, bien au contraire, dans un projet politique : celui d’une critique radicale de toutes les formes de pouvoir et de la construction d’un autre futur ne passant pas par les urnes.

Il est rassurant, et de l’ordre de la pensée unique, de mettre l’abstentionniste au rang de l’incivique, du populiste ou de l’utopiste, alors que, souvent il milite pour des causes autrement engageantes que de mettre un papier dans une boîte pour désigner, sur une longue période, un mandataire sans mandat. Est-il incivique de ne pas se résigner, de penser que l’on peut subvertir la société par sa propre activité sociale plutôt que se complaire dans la passivité électorale ?

L’irresponsabilité n’est-elle pas, par exemple, de faire croire aux jeunes des banlieues qu’ils trouveront la solution de leurs problèmes par le vote ? Est-il populiste de douter du parlementarisme ? Le populisme comme le fascisme se nourrissent toujours à la mamelle électorale. Est-il utopique de rêver encore de la Sociale ? Moins que de croire en un dieu, en un sauveur ou une sauveuse suprême ; pas plus que de se satisfaire d’une fiction de représentation pour vaincre l’injustice. Refuser d’exercer son droit de vote, c’est casser la légitimité du pouvoir fondée sur un épisodique lien électoral et affirmer sa souveraineté individuelle dans un avenir collectif.

Il y aura bientôt cent cinquante ans, la Première Internationale proclamait que l’émancipation des travailleurs serait l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. Le mot d’ordre est toujours actuel, plus vrai encore. A travers la planète, les travailleurs victimes du capitalisme, comme la composante autogestionnaire du mouvement altermondialiste, ne pensent pas autrement quand ils entrent en résistance contre l’hégémonie néolibérale. Le capitalisme triomphant sera éternel si l’histoire se fossilise dans l’urne !

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06 février 2007

Faux hiver

Pas de quoi pavoiser en Ile de France. Un aperçu de la forêt de Fontainebleau, fin janvier. Un hiver en forme et aux couleurs de l'automne, en quelque sorte.

foret


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Un site d'information sur la photographie

Un nouveau site d'information sur photographie, dynamik-photo, est désormais en ligne.

Fruit d'une rencontre pour l'instant virtuelle entre quatre individus fréquentant la photosphère, ce site se veut l'expression d'une volonté de démystifier la pratique photographique. En l'appréhendant sous différents points de vue, il a pour ambition d'en donner une nouvelle image. Monstre à quatre têtes, notre équipe partage un triple objectif :

 

Expliquer
Comprendre
Informer

    Tout cela sur un ton simple, didactique et personnel, comme il se doit.

Posté par basilou à 12:31 - Divers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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